Google dans le rouge ?

Google la vache à lait

Google la vache à lait

Je vous rassure tout de suite, Google est très largement bénéficiaire ! 10 milliards de dollars pour l’année 2012 soit l’année record ; alors aucune raison de s’affoler. Cependant, notre moteur de recherche favori pourrait bien avoir des difficultés à passer les prochaines années sans encombre.
Explication.

Google la vache à lait

Quand le fisc s’en mêle

Notre beau pays cherche des sous et Google est vu comme un porte-feuille géant. Pour rappel, le propriétaire de Drive, Adwords, Adsense et consort réaliserait entre 1,25 et 4 milliards d’euros avec ses clients français mais déclare l’imposition en…. Irlande ! Sans aucun jugement contre le pays au trèfle mais, en France, on a plus un rond ! Notre gourmand président aimerait bien récupérer une bonne part de ce gracieux gâteau.

Comme toutes les grandes entreprises américaines, Google a choisi d’implanter son siège européen à Dublin. Pays de la pluie certes mais pays de la faible imposition aussi ! En France, Google déclare un chiffre d’affaires d’à peine 138 millions d’euros… les marketeurs français étant cantonnés au rôle de simple assistant marketing pour l’Entité Irlandaise (d’après Google en tout cas). Problème : le fisc ne voit pas les choses de la même manière.

En réalité, on se doute bien que le fisc français voit clair, cependant, cela risquerait de faire fuire Google de notre pays et détruire encore quelques emplois, tendance bien à la mode ces derniers mois.

Quand la presse s’enflamme

Milieu et fin 2012, le presse cocorico s’enflamme ! Google est le démon, le diable, le monstre qui tue le travail de journalistes. Google « doit payer » : ont dit certains, « au bûcher » : ont compris d’autres.

La presse française et la presse en général ont beaucoup de mal ces dernières années. La presse gratuite les avaient écorchées, le virage numérique les a mis à genoux. Il fallait trouver un fautif : Google évidemment. Vous savez, le moteur de recherche qui leur permet d’assurer une très grande part de leur audience… Ce n’est pas de la faute de Google si vous ou moi n’allons plus chez notre kiosque favori lire ce papier (pauvre forêt). L’ère du numérique est arrivée et nos applis mobiles d’actus, sites d’actus se portent plutôt bien… Tant qu’il est gratuit.

Secret de polichinelle, le Figaro ferait pourtant près de 25% de son chiffre d’affaires grâce à Internet. Google lui demanderait-t-il de l’argent en récompense ? Non… Bien entendu. Pourtant Google a plié ! Un contrat de 60 millions d’euros a été signé par Eric Schmidt (dieu ?) en personne pour les trois prochaines années. Cette somme sera reversée uniquement à certaines presses, pur player compris.

Quand la France s’emballe

free-google

Pour résumer, nous avons le fisc français qui gratte et notre presse nationale qui profite. Si on ajoute, la coupure d’adsense par Free, on est servi ! Monsieur Niel (Free),

grand entrepreneur français est particulièrement provocateur envers Google. Lui aussi veut sa part du gâteau. Il reproche à la marque américaine de pomper une très grande partie de la bande passante de son réseau l’obligeant à grossir ses serveurs. Si les Freenautes souffrent du bridage de Youtube, ils ont été « libérés » de publicité adsense pendant plus d’une journée ! Les pertes pour Google se sont chiffrées en millions d’euros…

On comprend que Free enrage à investir toujours plus à cause d’un contenu Web toujours plus important. Il y a eu ces deux dernières années l’équivalent de 90% de l’information générée, tout temps confondu de l’histoire du monde. Alors oui, Internet est envahi de données mais c’est pourtant bien le métier de Free de les proposer à ses internautes non ? Puis si Google doit payer, les autres aussi !

 Google à la rue ?

On comprend le fisc qui prend Google en flagrant délit de montage financier pas très net, on comprend la presse qui a du mal à passer le virage du numérique et on comprend Free qui enrage de voir Google et ses services pomper la bande passante française. Mais pouvons nous vraiment faire plier Google sur le long terme ? Oui peut être… Mais la presse étrangère et les FAI mondiaux veulent aussi leur part du gâteau et là ça risque de faire mal au porte monnaie.

Notre chère marque américaine continue ses années records. Pourtant, tous les voyants ne sont plus au vert. Les taux de clic chutent (-4% multi supports), les annonceurs sont frileux à investir dans le mobile alors que les internautes ont déjà sauté le pas. Facebook va entrer en concurrence. Beaucoup de soucis à venir pour Google mais la confiance est de mise. Ce groupe a les ressources humaines, matérielles et financières pour relever le défi. En attendant, l’historique CEO a revendu 42% de ses parts…. Est-ce un signe de déclin à venir ?

 

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2 Commentaires

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